« Ça ne convient pas. » Quatre mots, plusieurs situations possibles. La grandeur peut être mauvaise, une pièce peut avoir cassé ou le produit peut ne pas correspondre à ce qui avait été annoncé. Une réponse automatique comme « on ne rembourse jamais » ferme la conversation avant même de savoir quelle question traiter.

Faire préciser la demande, sans interrogatoire

Commencez par une question ouverte : « Qu’est-ce qui ne convient pas? » Puis reformulez ce que vous avez compris. Un harnais trop petit et une attache qui ne tient pas n’appellent pas la même vérification. Demandez aussi quand et comment l’achat a été fait. Une commande en ligne peut soulever des règles différentes d’un achat en boutique.

La conversation doit rester factuelle. Décrivez l’état observé sans conclure immédiatement à une mauvaise utilisation. Si un élément est incertain, notez la question à vérifier. Le commis n’a pas à improviser une expertise technique ou juridique pour montrer qu’il prend la demande au sérieux.

La politique de retour ne couvre pas tous les cas

Au Québec, l’OPC explique que le commerçant n’est pas obligé d’accepter le retour d’un bien non défectueux, mais doit respecter la politique d’échange ou de remboursement qu’il a choisie. Cette règle ne permet pas d’écarter les garanties applicables à un bien défectueux. Les achats à distance peuvent aussi ouvrir des possibilités d’annulation particulières.

En formation, faites varier deux éléments : le motif de la demande et la façon dont l’achat a été conclu. Ils peuvent se combiner. Un produit commandé en ligne peut aussi être défectueux; « achat à distance » ne remplace donc pas la vérification du problème signalé. La personne responsable consulte les règles pertinentes avant de décider. Les conseils d’accueil et de suivi proposés ici ne déterminent pas à eux seuls les droits du client.

AXOLOGIQUE / LE MÉTIER EN IMAGEILLUSTRATION PÉDAGOGIQUE

Les questions à clarifier avant de répondre

Question à clarifierCe qu’il faut vérifier
Pourquoi le retour?Changement d’idée, défaut signalé ou autre problème
Comment l’achat a-t-il été conclu?En boutique, en ligne ou autrement à distance
Quels repères s’appliquent?Politique annoncée, garanties et règles pertinentes
Un achat à distance peut aussi concerner un produit défectueux. Ces questions se complètent; elles ne forment pas trois catégories exclusives ni une décision juridique automatique.

Dire la prochaine étape au lieu de disparaître

Si vous pouvez appliquer la politique dans votre niveau d’autorité, expliquez la solution et ce qu’elle implique. Sinon, dites précisément ce qui doit être vérifié, qui s’en charge et quand une réponse sera donnée. « Le gérant vous rappellera » est difficile à suivre si aucun gérant n’a reçu le dossier.

Essayez plutôt : « Je transmets la demande à la personne responsable aujourd’hui. Elle vérifiera les éléments manquants et vous confirmera la suite au moment convenu. » Ne promettez pas un délai que l’équipe ne peut tenir. Si la réponse prend plus longtemps, un suivi intermédiaire vaut mieux qu’un silence que le client interprète comme un refus.

Séparer retour physique et remise en vente

Un article revenu au comptoir n’est pas automatiquement disponible pour le prochain acheteur. Prévoyez un emplacement identifié et une décision sur son état, sa destination et la mise à jour du stock. Cette étape est particulièrement utile quand le client a été servi rapidement et que la boutique redevient occupée.

Lors du bilan, relevez les motifs sans réduire tout à « client insatisfait ». Une confusion de taille peut inviter à mieux expliquer un guide; une description imprécise peut devoir être corrigée. L’objectif n’est pas de faire baisser artificiellement le nombre de retours. C’est de comprendre ce que la boutique peut améliorer avant le prochain achat.

À VOUS DE JOUER · CAS FICTIF

Même phrase, deux dossiers

Deux clients disent « ça ne convient pas ». L’un veut une autre couleur; l’autre décrit une attache brisée. Faut-il appliquer immédiatement la même politique?

Voir une piste de réponse

Non. Clarifiez le motif et la façon dont l’achat a été fait. Le premier cas peut relever de la politique de retour volontaire; le second demande d’examiner le défaut allégué et les garanties. Si l’un des achats a été conclu à distance, vérifiez aussi les règles pertinentes à ce mode d’achat. Une formulation identique ne rend pas les situations identiques.

Comprendre le motif du retour permet de chercher la bonne réponse.
À ESSAYER CETTE SEMAINE

Faites jouer trois demandes différentes à l’équipe et vérifiez que chacun sait à qui transmettre le cas qu’il ne peut décider.

Lecture suivante : Une carte-cadeau, c’est une promesse à retrouver.
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SIGNÉ EL CAPUCCINO

Sources et méthode

Dernière révision éditoriale : 15 septembre 2026. Les repères québécois sont datés et leurs sources sont précisées ci-dessous. Les exercices et scénarios sont des propositions éditoriales, pas des prévisions. Vérifiez les mises à jour des règles avant de prendre une décision.

  1. Office de la protection du consommateur — Bien non défectueux

    Politique volontaire, obligation de la respecter et distinction avec les achats à distance.

    Source en français
  2. Office de la protection du consommateur — Application des garanties

    Point d’entrée officiel pour examiner un problème de bien défectueux; aucune garantie précise n’est évaluée dans cet article.

    Source en français